LE FIL?

celui qui semble tout tenir. Ici donc le fil des « actualités », où tous les articles viennent s’accumuler par le seul effet du temps que l’on dit « passer ».
Un dé-fil-é, juste une autre manière de classer, une autre manière de se retrouver. Ce fil, j’ai préféré le rouler dans un coin.

2_ Autobiographie aux noms propres

Atelier d’écriture semaine 2 sur TIERS LIVRE

« L’enjeu, en se risquant une première fois dans la grande lave de la prose Novarina, c’est d’abord la question du territoire, et de la relation de la langue à un lieu qui porte nom. »


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image : Collage « Etre là – Limoges » de Mathilde Roux

A la Maternité des Lilas aller tout droit, regarder la nuit neige pousser la soeur qui dit pousse à 4. En rue du coq crier ; tête à langue qui part.
Arriver à Gagny, traverser de la rue Henri Maillard 6 à la rue Henri Maillard 3. Henri Maillard inconnu au bataillon. Du trou noir 2ème à l’arête de poisson 3ème en face qui double à 4 dans l’HLM des 3 Vallées.

Repérer les « y » alentours : la Dhuys, Le Raincy, Bondy, Noisy le Sec et le Grand, Neuilly sur Marne et Plaisance, Clichy sous bois. N’existent pas dans la VilleMomble et le MontFermeil.

Prendre à droite l’Ecole Jean de la Fontaine séparer toutes les particules : cuillère en bois à tête de bois cheveux laine, laisser couler madame Violette – Guillaume Godin blond – MariePierre en bouche de taureau – Tata Martin pour l’haché de cheval.

Rue Henri Maillard jusqu’au Monoprix visiter l’arête de poisson : pincer de l’index et du pouce la peau tendue entre l’index et le pouce serrer fort, Mamie Vera ou pas, yougoslave ou serbe ou croate ou pas Mamie Vera où ne pas mordre. Chez Picard la boucherie Picard du haché Monsieur Picard catacloper cru avec ou sans Vico.

En bas de l’arête, continuer sur l’Ecole Paul Laguesse et ingurgiter du « y » : Madame Poireau pour ne pas écrire picsine, Hamed Gaffar déglutir Hamed Gaffar, Moussa voir d’un verre à l’oeil, Monsieur Sorro sans Z et Richard Regginioli aux quatre I et trois R claquent la chance, pliée en deux.

De la rue Henri Maillard descendre l’arête de poisson vers le Caravaning des 4 vents : s’échapper de Lapère en Point P à Leroy Merlin, regarder par la fenêtre 505 Peugeot de la banquette arrière comment c’est loin tout en Brie : à Brie-Comte-Robert l’Obélisque en rond point de repère par la forêt, Lahoussaye s’arrêter t’as des piles t’as pas des piles, tourner à Crèvecoeur, ouvrir le vert aux 4 vents.
Contourner Monsieur Leroi pédaler raide comme la justice gris salopette gris clope au bec attends v’là si j’t’attrape.
Désosser le Poussin tout tordre brûler poussière musique ciel étoilé, herbe grasse danser minuit, nuit bougies noir, pas d’heure jamais d’heure détaler.
Jamais prier le lait frais de la ferme du Père Constant et les légumes du Prieuré Frère André.
Jouer au jeu des cent familles : derrière les Magrini dénoiseter les coccinelles et Linda avec ses trois langues hachées à cheval, à côté des Rault, autour de Madame Camille, les Montieil Pascal et Frédéric frères et fils, les Micovic Dragan Miranda et Lara, plus loin de l’autre côté Armelle-petit-Jésus tonton mais aussi les Martin près de la piscine, les Ronco dans la même allée que les Fer au milieu les Zuber.

En haut de l’arête poursuivre le collège Sévigné et ruminer du « y » : rue Contant Les Grands Coteaux parc Courbet chemin des Bourdons l’annexe du collège puis le bâtiment principal rue Léon Bry grilles qui montent les gars des Bosquets. Au bout de l’impasse le gymnase Bernard Vérité. Monsieur Bazin pourquoi 4 ans ? Effet Joule à vie. Lire le latin Rome devant La Machine à Ecrire.

Aux coins de la rue Henri Maillard grandir l’arête de poisson : cinéma-théâtre André Malraux, Bibliothèque municipale Georges Perec, Place du Baron Roger dénommée pour Place du Général de Gaulle, Chez Chimères fouiller, le Cabinet du docteur Jany, la pharmacie de Madame Odile et courir la forêt de Bondy, le stade Jean Bouin.
Eviter la cité des Fauvettes, des Dahlias et de Maison Rouge, passer le plateau des 7 îles tendues vers Clichy-sous-bois les cités du Chêne Pointu et des Bosquets sur Montfermeil ; apprendre à grogner.

Traverser le périphérique les premières nuits à Paris Zuber : aux Olympiades compter les dalles, le long du Disque la rue le 7 repérer, au Centre Commercial Galaxie bâfrer les rouleaux. Dire « Seine-Saint-Denis ».
Métro Jourdain déménager ? rue Henri Maillard rester.

Migrer Gare de l’Est-Aquaboulevard Gare de l’Est-Jaurès Garde de l’Est-rue Henri Maillard.
Faire une boucle à Drancy cité Danton cité Gaston Roulaud rue Roger Salengro carrefour des 6 routes rue Alphonse Daudet.
Estiver jusqu’à 6 au Camping La Pinède parce que Cavalaire la Plage de Bonporteau sur le chemin de bambous.
Penduler la Bretagne la Normandie Touques-Trouville-Deauville.
Transfront-aller en Yougoslavie Dubrovnik, en Tunisie, en Bulgarie Sofia Veliko Tarnovo Shumen Varna. Transfront-aller en Turquie Istanbul Hôtel Akdeniz Pamukkale Ephèse Cappadoce, en Grèce Athènes Parthénon canal de Corinthe théâtre d’Epidaure à la Porte de Mycènes le trésor de laiton ; Crète Corfou Chypre Nicosie mur murer mur. Aux Canaries et Baléares château trésor. Transfront-aller l’Atlantique Québec, Montréal, Tadoussac, les Laurentides, New-York, route 66, Denver, Colorado, Texas, Nouveau Mexique, Louisiane, Nouvelle Orléans.

Lycée Gustave Eiffel s’éloigner de la rue Henri Maillard depuis l’Avenue à l’Allée en Chemin : République-Renardière-Des Trois Noyers. Une ascension très technique, avec L depuis peu, régurgiter le « y » : avec Madame Corre-Goudot se mettre Tacite en joie de Méduse, prendre l’Enéide par le chant VI en bouche les croissants péchés dans le Léthé. Arêter le poisson.

1_Notes sur la table de travail

Atelier d’écriture semaine 1 sur TIERS LIVRE

« on part ici de Georges Perec, l’importance de cette thématique pour tous les écrivains, en tant qu’elle est une mise en abîme du geste même d’écrire, et de la matérialité de ce geste ».


 

Pour qui pratique le nomadisme intermittent, la table de travail est une installation provisoire.

Elle n’existe pas avant d’être mise en place. Elle n’a pas de lieu. Elle se trouve. Elle est une réalité temporelle. Choisie dans la maison, toujours à l’écart du passage, de ce qui pourrait interrompre, de ce qui fait les contingences matérielles de la vie. Dans une pièce où elle ne sera sur le chemin de personne. Elle est souvent perchée. Quelque part à l’étage ou dans un endroit surélevé : la pièce où sont rangés les livres, les tapis de yoga, les instruments de musique, sur une estrade constituée par un coffrage en bois destiné à accueillir un couchage supplémentaire. Cette fois il s’agit de la chambre à coucher à l’autre bout de la maison, l’une des deux seules pièces de l’étage avec la salle de bains.

La plupart du temps, la table est fabriquée car elle n’existe pas là où elle devrait être : les autres tables font déjà l’objet d’une utilisation précise, celles qui pourraient être disponibles ne sont pas transportables. La table de travail est avant tout une disposition et un assemblage composite. Dans un premier temps, une verticalité et une horizontalité.

Deux tréteaux de bois pliables provenant du cabanon à l’extérieur de la maison. En bois clair, couvert de tâches de peinture blanches, bleues et ocres mais aussi de vernis, de différentes formes : des gouttes sur les traverses inférieures, des coulures sur les montants et des aplats à la jointure supérieure où les pinceaux sont venus s’essuyer. De la poussière, des charnières tordues et des compas en aluminium frêles et branlants. Les deux tréteaux sont relativement proches l’un de l’autre car le seul plateau disponible est une planche de bois carré d’environ 55 cm de côté, en mélaminé blanc. Elle est un élément d’un meuble-étagère qui n’a pas jamais été monté. Elle est quasi-neuve. Avec le reflet de la lumière en contre-jour se distinguent des traces de doigts et de paume qui ont pressé, glissé. Les tréteaux sont trop grands pour la planche, trop rapprochés pour que les jambes puissent bouger librement, mais dans un bon alignement pour le tronc et les bras. Par un heureux hasard de circonstances, la table de travail s’ajuste relativement bien avec le tabouret, lui aussi originaire du cabanon. Faire avec les objets disponibles car inutilisés.

Un tabouret lourd et plein, de style industriel. D’une robuste épaisseur, le plateau circulaire est composé de trois longueurs de menuiseries emboîtées et collées. Verni et aux contours arrondis, il est lui aussi tâché mais par ce qui a dû être du liquide. Des auréoles d’âges différents. Sur le revers, en son centre, une vignette précise la marque de fabrication : un rond de papier fin, vieilli, pas encore prêt à se décoller, bords cannelés jaunis, cercle rouge plein, deux lettres (MD) typographie années 30. Les pieds sont solidement ouvragés : fer forgé en trépied renforcé par des bases en triangle en haut et en bas. Une assise précise et campée qui oblige le corps : bien poser le plat des deux pieds au sol pour tenir le plus confortablement possible une position. Ce qui laisse peu de place au jeu et interdit de placer des jambes sous des fesses. L’assise doit comprendre la variable. Une autre solution peut toujours être trouvée.

Alors les objets peuvent arriver. Peu nombreux car ils doivent pouvoir loger dans le sac à dos. Peu nombreux mais toujours les mêmes ou presque. Ils sont choisis pour leur qualité. L’ordinateur portable est l’incontournable. Il est le premier à s’installer et donc définit la plus ou moins grande proximité avec le mur en fonction du branchement possible. Le cordon étend un rayon qui croise un autre paramètre de situation : la fenêtre. La table de travail est proche d’une ouverture, une suffisamment grande pour sentir la lumière – la table de travail ne fonctionne qu’à la lumière du jour. Suffisamment grande pour donner le sentiment de l’extérieur, du mouvement possible – aller vers. La table de travail n’a donc jamais le dehors dans le dos. Elle se dispose de côté, perpendiculaire ou de trois quart pour éviter l’écran en contre-jour, avec toujours l’extérieur en perspective. Le dos au mur, non pas contre le mur mais avec un espace réduit derrière, là ce sont des placards mais on peut imaginer un mur plein ou un angle. Cela serait tout à fait possible, ça l’a déjà été.

La table de travail est plusieurs. Elle est différente en fonction des lieux occupés. Une qui se trouvait presque à ras-du-sol sur un espace surélevé. Elle avait été fabriquée avec les deux extrémités d’un plateau de table de jardin en tek, alternance de lattes et de vides. Les deux extrémités du plateau rassemblées formaient un octogone. La surface reposait sur quatre piliers de briques trouvées près du muret de la terrasse. Cinq briques par pilier, hauteur pour y glisser les jambes en tailleur. Deux trois coussins calés pour l’assise vers l’avant. Le mur de pierres anciennes dans le dos, la large fenêtre sur la gauche, les toits blancs du village qui descendent en escaliers vers la baie encore verdoyante mais sèche et le bleu de la mer. L’ordinateur au bord de l’octogone, au milieu la ligne, laissait un vaste espace à l’arrière où poser. Mais aussi le sol comme une extension de la table où tout s’éparpille.

Les objets débordent, même peu nombreux. Avec cette table de travail pour cette migration, ce n’est pas sur le sol, trop bas, mais c’est sur le lit, tout proche, que cela déborde. De la table au lit, du lit à la table.

Un ordinateur portable, un câble d’alimentation branché, des écouteurs branchés le fil qui s’emmêle avec le cordon, un tissu pour essuyer l’ordinateur.

Un cahier Muji acheté il y a deux ans, couverture cartonné brun clair format A5, coins écornés, écrit à l’envers et à l’endroit, toutes sortes de notes et enflé d’autres feuilles volantes.

Un style bille Bic en plastique, toujours le même modèle : sans capuchon, un bouton pour faire sortir la mine, encre noire, transparent dans la partie inférieure de la cartouche et noir dans sa partie supérieure ; il tient bien dans la main et glisse sur la feuille.

Un petit carnet rouge notebook quasi vierge depuis cinq ans.

Une enveloppe en plastique transparente pour format A5 achetée à Rhodes début mai 2014. L’étiquette du prix au dos indique 0,45 €. L’épaisseur de l’enveloppe varie d’un voyage à un autre. Quand elle est trop remplie, il faut faire le tri, la vider des papiers qui n’ont plus rien à faire là. Les tickets partent en premier, poubelle souvent. Les feuilles volantes sont juste déplacées, elles viennent s’intercaler dans le cahier Muji.

Reste à l’intérieur quelques enveloppes à lettre : un stock de cinq enveloppes pour d’éventuels échanges épistolaires manuscrits, réalisées en papier recyclé à partir d’anciennes cartes IGN dont le tracé est visible à l’intérieur, une grande enveloppe carrée en papier satiné blanc toujours la même depuis trois ans, deux feuilles A4 pliées où figurent des exercices kiné en image pour le dos, la carte « postale » Etre là -Limoges de l’artiste Mathilde Roux servant de couverture à l’enveloppe par transparence.

Des mouchoirs en papier, froissés, tous utilisés au moins une fois.

Des livres papier (deux par migration) : cette fois-ci Naissance de la gueule de A.C Hello (éditions Al Dante) et Création à seize mains. Micro-climats 2.0 zone de turbulences du Glob Théâtre (Les éditions Moires).

Un paquet de feuilles éparpillées, de format A5 repliées sur elles-mêmes et assemblées à la manière d’un cahier non relié, acheté tel quel dans le magasin général du village, oublié sur une étagère par la vendeuse et les autres clients : 17 lignes simples horizontales par page, tracé bleu clair très discret sur un fond beige, la surface comme poncée par le sable, la poussière, la chaleur et le temps, lignes effacées à leur début et à leur fin, contours et plis jaunis. Griffonnées à chaque impulsion d’écriture. Comme à chaque nouvelle arrivée, un cahier à spirales neuf, 17×24 cm, acheté au magasin général du village.

Au milieu de tout cela, l’ordinateur toujours. Premier objet touché en s’essayant à la table : l’ouvrir, l’allumer, essuyer l’écran toujours sale, le clavier entre les touches, actualiser le post-it aide mémoire, lancer internet, vérifier les mails, écrire des mails, faire un tour sur facebook, lire la presse, ouvrir des onglets de recherche, lire les pages de recherche, écrire des mails, ouvrir les fichiers de travail, créer de nouveaux fichiers, déplacer les fichiers, écrire sur l’écran, écrire sur les feuilles volantes, rassembler des feuilles volantes, intercaler d’autres feuilles, écrire sur les feuilles volantes, écrire sur l’écran, étaler les feuilles autour de l’écran pour voir tous les mots.

La table de travail occupe les jours de cette chambre à coucher. Chaque soir elle disparaît, chaque matin elle réapparaît.

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D – Ouvrir la bouche

récolter ce qui sort de la bouche lorsqu’elle s’ouvre pour la première fois de la journée dans la rencontre – en premier ou en réponse, une situation (un lieu, une heure).


en premier                                                                                                                                                    en réponse

tu me l’as tiré(e), ça m’a étranglé(e), c’est pas un bon réveil ça l’étranglement (lit-réveil)

on devrait avoir deux salles de bains (lit-réveil)

comment tu vas (lit-réveil)

oui (lit-réveil)

on dort maintenant (lit-réveil)

mais c’est un chat (lit-réveil)

oh non (lit-réveil)

bon anniversaire (lit-réveil)

je ne sais plus quelle stratégie mettre en place avec toi (lit-réveil)

mais qu’est-ce que c’est (terrasse-9h24)

Espace Périphérique – en cours de résidence 6

Anna    m’a  demandé   …   en retour et se croise, sans trop le réfléchir, en second mouvement … Je Si / Ne Ça / Sais Se / Pas Dit comme dirait Zied Meddeb Hamrouni … les jours sont toujours plusieurs


 

elle n’a rien à faire là

elle n’était pas prévue

tu aurais préféré ne pas la voir

ne pas y avoir affaire

il aurait été plus facile de l’ignorer

et pourtant elle est là, d’un bout à l’autre

irruptive

à briser les consécutifs

 

ça fait flipper une diagonale

peur de ne pas y arriver

tu ne sais pas comment y rentrer

tu restes sur le bord

mais on ne peut pas faire semblant

croire et se laisser croire que tout peut être comme avant

peut-être qu’il faut aller chercher autre chose

tu mets le pied dedans et t’y vas avec le désir

 

qu’est-ce que tu lui veux à la diagonale

qu’est-ce que t’as à lui dire

 

elle te fait chier la diagonale

elle a une sale face la diagonale

c’est sûr qu’elle a une putain de langue la diagonale

de celle qui tire sur tout ce qui bouge

 

la diagonale là est un chemin mais elle aurait très bien pu être un carré

elle est d’un monde bien plus vaste que tu ne la vois

 

A force on réfléchit trop

on réfléchit trop par force

on laisse venir le sourire

sourire grand et large d’un bout à l’autre

parce que c’est cela ou la colère, la colère

large et profonde

la diagonale

tu voudrais lui cracher à la gueule

t’as les dents qui gouttent

et bien vas-y goutte, goutte vraiment

laisse couler qu’est-ce que tu risques

une diagonale

 


Résidence à L’Espace PériphériCapture d'écran 2015-11-12 23.51.12que du 6 au 19 novembre 2015.

Coline Froidevaux, danseuse, équilibriste et trapéziste Washington, diplômée de l’Académie Fratellini en 2013

Anna Rodriguez, chorégraphe, metteuse en scène, poursuit son travail à travers la transmission et la création chorégraphique notamment auprès des circassiens.

Juan Jurado, compositeur et chef d’orchestre diplômé du Conservatoire Supérieur del Liceu à Barcelone et directeur de l’orchestre JOCPE (Jeune Orchestre de Chambre de la Passió de Esparreguera).

Espace Périphérique – en cours de résidence 5

Anna    m’a  demandé   …   en retour et se croise, sans trop le réfléchir … parce qu’on ne sait pas si ça se dit … certains jours sont plusieurs


 

Ton vide est de l’autre côté

undeuxtroisquatre

1tueslà – tuvienslà2 – tuouvres3

on fait souvent en 3 mais tu peux le couper en 4

en animal, les mains sous les seins, tu le laisses venir

j’aurais aimé que tes poils poussent par là

il y avait du vent

cela n’aurait rien retiré à rien

même pas à cela

tes cheveux le voulaient aussi

la nudité tu t’en fous

tu n’as rien

tu as disparu mais tu avais une grosse tête

tu la mets c’est comme si tu te taisais

une fois que tu l’as donnée tu peux continuer

ça devient long si tu finis

 


Résidence à L’Espace PériphériCapture d'écran 2015-11-12 23.51.12que du 6 au 19 novembre 2015.

Coline Froidevaux, danseuse, équilibriste et trapéziste Washington, diplômée de l’Académie Fratellini en 2013

Anna Rodriguez, chorégraphe, metteuse en scène, poursuit son travail à travers la transmission et la création chorégraphique notamment auprès des circassiens.

Juan Jurado, compositeur et chef d’orchestre diplômé du Conservatoire Supérieur del Liceu à Barcelone et directeur de l’orchestre JOCPE (Jeune Orchestre de Chambre de la Passió de Esparreguera).