LE FIL?

celui qui semble tout tenir. Ici donc le fil des « actualités », où tous les articles viennent s’accumuler par le seul effet du temps que l’on dit « passer ».
Un dé-fil-é, juste une autre manière de classer, une autre manière de se retrouver. Ce fil, j’ai préféré le rouler dans un coin.

Espace Périphérique – en cours de résidence 4

Anna m’a demandé de venir pour laisser se faufiler le regard et attraper quelques mots. Je suis donc leur résidence à l’Espace Périphérique pendant quelques jours, stylo à l’oeil et caméra au doigt.

J’écoute et me laisse traverser.

J’écris ce que j’entends. J’écris ce que je vois. J’écris ce que je parle à ce qui apparaît et se meut. J’écris à trois pattes.

Et de toutes ces notes, faire quelque chose le soir, comme cela vient en retour et se croise, sans trop le réfléchir, comme en second mouvement qui se souvient du premier et le modifie. Après ? Après on verra.


Ton vide est de l’autre côté from natacha margotteau on Vimeo.

Elle L’enroule

Elle se traîne

Elle La retourne

Elle se retourne

Elle L’étend

Elle se plie

Elle L’étale

Elle se tord                                                                                    L

L La retourne                                                                                                                  retourne La L

L se plie                                       L L’ La

L L’enroule                                                             L se La                                 La tord se plie

L se tord                                                        La L L’en                   roule                                                L                   L

L L’étale                             L La se                                                               L’étale L’étend                       L se traîne

L se retourne                                       tord                                                                                        se

L L’étend                                                                                             La se

L se traîne                                                                            L                                                               La

 


Résidence à L’Espace PériphériCapture d'écran 2015-11-12 23.51.12que du 6 au 19 novembre 2015.

Coline Froidevaux, danseuse, équilibriste et trapéziste Washington, diplômée de l’Académie Fratellini en 2013

Anna Rodriguez, chorégraphe, metteuse en scène, poursuit son travail à travers la transmission et la création chorégraphique notamment auprès des circassiens.

Juan Jurado, compositeur et chef d’orchestre diplômé du Conservatoire Supérieur del Liceu à Barcelone et directeur de l’orchestre JOCPE (Jeune Orchestre de Chambre de la Passió de Esparreguera).

Espace Périphérique – en cours de résidence 3

Anna m’a demandé de venir pour laisser se faufiler le regard et attraper quelques mots. Je suis donc leur résidence à l’Espace Périphérique pendant quelques jours, stylo à l’oeil et caméra au doigt.

J’écoute et me laisse traverser.

J’écris ce que j’entends. J’écris ce que je vois. J’écris ce que je parle à ce qui apparaît et se meut. J’écris à trois pattes.

Et de toutes ces notes, faire quelque chose le soir, comme cela vient en retour et se croise, sans trop le réfléchir, comme en second mouvement qui se souvient du premier et le modifie. Après ? Après on verra.


Périphérique (adj et subst masc.)

1- Elément situé. Sur le pourtour, excentrique.

2- Se dit d’un espace relatif.

3- Voie de circulation rapide autour.

4- Qui se trouve, se produit ou s’effectue dans les régions externes du corps, d’un organe, d’un appareil.

5- Émetteur situé dans les pays limitrophes auxquels les émissions sont destinées.

6- Dispositif connecté à un système qui ajoute à ce dernier des fonctionnalités.


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Périphériques les bruits, ceux qui bouchent.

Périphériques les lignes, celles qui frôlent.

Périphériques les paroles, celles qui poussent pour se faire entendre.

Périphérique le temps, celui qui a lieu.

Périphériques les silences, ceux qui grattent.

Périphérique le bleu qui rouge.

 


 

Résidence à L’Espace PériphériCapture d'écran 2015-11-12 23.51.12que du 6 au 19 novembre 2015.

Coline Froidevaux, danseuse, équilibriste et trapéziste Washington, diplômée de l’Académie Fratellini en 2013

Anna Rodriguez, chorégraphe, metteuse en scène, poursuit son travail à travers la transmission et la création chorégraphique notamment auprès des circassiens.

Juan Jurado, compositeur et chef d’orchestre diplômé du Conservatoire Supérieur del Liceu à Barcelone et directeur de l’orchestre JOCPE (Jeune Orchestre de Chambre de la Passió de Esparreguera).

Espace Périphérique – en cours de résidence 2

Anna m’a demandé de venir pour laisser se faufiler le regard et attraper quelques mots. Je suis donc leur résidence à l’Espace Périphérique pendant quelques jours, stylo à l’oeil et caméra au doigt.

J’écoute et me laisse traverser.

J’écris ce que j’entends. J’écris ce que je vois. J’écris ce que je parle à ce qui apparaît et se meut. J’écris à trois pattes.

Et de toutes ces notes, faire quelque chose le soir, comme cela vient en retour et se croise, sans trop le réfléchir, comme en second mouvement qui se souvient du premier et le modifie. Après ? Après on verra.


Aujourd’hui était un lendemain.

Pourtant ou justement, nous sommes venus dans cet Espace Périphérique.

J’ai très peu écrit mais j’ai écouté et posé l’oeil. Le trapèze Washington suspendu au ciel bleu et rond.

photo(3)

 

 

 

 

 

 

 

Périphérique le soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas si ça dit : « renversant le fil de la trame comme quelqu’un qui s’efforcerait à défier ses limites; un dialogue intérieur brut s’opère alors en elle, nous donnant à ressentir une infinie partie des forces et résistances qui sont en nous « 

 


Résidence à L’Espace PériphériCapture d'écran 2015-11-12 23.51.12que du 6 au 19 novembre 2015.

Coline Froidevaux, danseuse, équilibriste et trapéziste Washington, diplômée de l’Académie Fratellini en 2013

Anna Rodriguez, chorégraphe, metteuse en scène, poursuit son travail à travers la transmission et la création chorégraphique notamment auprès des circassiens.

Juan Jurado, compositeur et chef d’orchestre diplômé du Conservatoire Supérieur del Liceu à Barcelone et directeur de l’orchestre JOCPE (Jeune Orchestre de Chambre de la Passió de Esparreguera).

Espace Périphérique – en cours de résidence 1

Anna m’a demandé de venir pour laisser se faufiler le regard et attraper quelques mots. Je suis donc leur résidence à l’Espace Périphérique pendant quelques jours, stylo à l’oeil et caméra au doigt.

J’écoute et me laisse traverser.

J’écris ce que j’entends. J’écris ce que je vois. J’écris ce que je parle à ce qui apparaît et se meut. J’écris à trois pattes.

Et de toutes ces notes, faire quelque chose le soir, comme cela vient en retour et se croise, sans trop le réfléchir, comme en second mouvement qui se souvient du premier et le modifie. Après ? Après on verra.


Espace Périphérique1

 


 

Résidence à L’Espace PériphériCapture d'écran 2015-11-12 23.51.12que du 6 au 19 novembre 2015.

Coline Froidevaux, danseuse, équilibriste et trapéziste Washington, diplômée de l’Académie Fratellini en 2013

Anna Rodriguez, chorégraphe, metteuse en scène, poursuit son travail à travers la transmission et la création chorégraphique notamment auprès des circassiens.

Juan Jurado, compositeur et chef d’orchestre diplômé du Conservatoire Supérieur del Liceu à Barcelone et directeur de l’orchestre JOCPE (Jeune Orchestre de Chambre de la Passió de Esparreguera).

L’aiR Nu des ricordi

Chronique d’une expérience de lecture :

j’ai lu et relu Ricordi de Christophe Grossi pour les premières fois en décembre 2014. Son livre était arrivé au Temps de Vivre (librairie-lieu à Aixe-sur-Vienne) après un long voyage, la veille de mon départ pour  Tilos la grecque. J’ai donc emporté ce bel objet de l’Atelier contemporain avec moi dans le silence et le blanc bleu de l’île.

De cette lecture, j’ai fait une recension pour la revue nonfiction et un article sur le cabinet d’écriture numérique sur Rue89. Mais cela était insuffisant, il restait à dire. Nulle part je n’avais trouvé l’espace de dire ce que ces lectures-relectures m’avaient fait au corps : par où étaient passés ces ricordi, comment ils étaient de ce qui nous meut.

Je pensais l’écrire ici mais ressentais davantage la nécessité de le dire, de le dire avec. Le temps de vivre fait son chemin. Et il y a des rencontres. Au printemps dernier, Mathilde Roux me demande de lire Ricordi pour L’aiR Nu ; un espace de la parole s’est alors ouvert. Ce collectif (Piero Cohen-Hadria, Mathilde Roux, Anne Savelli, Joachim Séné) offre une belle aventure : « inscrire la littérature dans un lieu, par la voix, l’écriture et la lecture ». Merci à eux.

J’ai donc lu Ricordi comme il m’avait fait au corps, entre manège et cirque, avec

sur le chemin de L’aiR Nu, l’Italie dans le dos. (cliquer sur l’image pour lancer la mise en sons)

Capture d'écran 2015-09-30 13.07.27

 

Après le temps de dire, revient le temps d’écrire.

Je retranscris ici les quelques mots que j’avais notés en décembre 2014 en écho à cette expérience de lecture des ricordi :

« A lire et relire les ricordi, je me demandais à mon tour combien de temps durerait ce cirque.

Un livre qui donne du fil à retordre, l’esprit se retrouvant aussi entortillé qu’une corde. La sensation paradoxale que tout se tient, tout file, se lie et se lit à la fois. Une expérience de lecture qui vient percuter mon terrain d’écriture : la relation des objets écrits au corps.

Les Ricordi troublent la gravité, cette ligne d’équilibre qui prédispose au mouvement. Chahutent la posture. Comme une intranquilité joueuse. L’impression qu’il me faut redoubler d’attention pour sentir quelles parties du corps font contact avec le sol et comment elles le font, comment en retour ce que nous touchons nous « ensole » et nous « dessole ». Des Mi Ricordo en respiration vous envoûtent.

Il y a toujours un risque à se faire complice du vertige. »

 

 

Anna Rodriguez-Paroles en l’air

2014-09-14Je suis l’Atelier d’Anna Rodriguez depuis plus de deux ans. Quand je peux, quand je passe, je fais en fait en sorte de passer pour pouvoir.

Le regard d’Anna donne lieu à une parole.

D’où lui viennent ces mots, peut-être d’une langue qu’elle ne connaît pas encore elle-même, surprise lorsque je lui répète ses phrases. Sa petite folie catalane ne me semble pas étrangère à l’affaire, lui faisant tourner en bouche autrement le français.

L’envie est née de venir capter ces paroles en l’air au-dessus de nos corps. Les collecter, les rassembler, les faire résonner comme matériau d’écriture.                                                             

Photographie : Raphaël Charuel


 

« Quand on laisse le corps, on est à court de mots.« 

atelier – mercredi 23 septembre 2015.

« Tu appartiens à cette terre, alors viens toucher le sol »

« On joue avec trop d’éléments et on n’arrive pas à tracer un chemin. On fait une brocante et on vend tout, trop pour rien« 

atelier – jeudi 24 septembre 2015.

 

 

 


Anna Rodriguez mène en collaboration avec Nicolas Mège l’atelier « La Danse de l’Acteur »  sur la théâtralisation du mouvement dansé qui, travaillé comme matériel chorégraphique et dramaturgique, invite l’artiste à développer la physicalité de sa voix.

Voir les autres billets :

Anna Rodriguez- « ne cherche pas trouve »

Anna Rodriguez-regard

Une réaction? c’est ici

A quoi devrions-nous vraiment nous attendre le 1er août?


En guise de préambule, je rends encore à César et remercie les sites en ligne d’Europe 1, Le Parisien, Metronews, L’indépendant et 20 Minutes pour leur marronnier estival et donc leur participation involontaire.

 

Car, comme à l’accoutumée de l’habitude, les choses changent le 1er août – nous rappelle-t-on.

Tout comme le 1er juillet ou le 1er avril, et le 1er janvier bien sûr.

Ce qui change donc le 1er août…. ou à quoi devrions-nous vraiment nous attendre?

A un lot de changements susceptibles, qui impactent mais prévus comme à l’habitude de l’accoutumée.

De bonnes ou de mauvaises nouvelles.

Ca aurait pu être pire si tout cela avait été indexé. Les observateurs applaudissent la mesure mais pointent du doigt. A coup de mesures-phares, certains prix restent stables pour la cuisson.

A des tarifs réglementés révisés bleus, verts, jaunes lors d’une journée classée noire, préconisée après des baisses successives.

A des locations nues et multiples, tout en vigueur, qu’il faut encadrer d’au moins 20% pour obtenir 80 quartiers découpés dans la poire en deux.

A des premiers bouchons : au niveau et enregistrés dans un axe. Mais des bouchons toujours à hauteur dans les deux sens.

Selon la carte des temps de parcours, nous voilà fixés par arrêté entre un plancher historique et un plafond à ne pas dépasser.

Certainement une affaire de lune gibbeuse descendante.

Là aussi ça aurait pu être pire


nous dit-on.

Bonne fête aux Alfonse.

Ainsi, devrions-nous être à présent bien avisés de nous préparer à tous ces changements prévus.


voir l’article précédent : A quoi devez-vous vous attendre le 1er août 2015?

A quoi devez-vous vous attendre le 1er août 2015?

Selon www.normandie-actu.fr, « Samedi 1er août 2015, alors que les vacanciers (sur le départ ou le chemin du retour) risquent de passer plusieurs heures dans la circulation, le tarif de l’électricité augmente ».

Alors que cette conjonction marque à l’indicatif une opposition et/ou un rapport au temps, elle désigne des choses qui ont lieu en même temps que d’autres qui ne devraient pas exister.

Alors que l’électricité (sur le chemin ou le retour du départ) risque de passer plusieurs heures dans la circulation, le tarif des vacanciers augmente.

Alors que les tarifs (sur le départ ou la circulation du chemin) risquent de passer plusieurs vacanciers dans l’électricité, le retour des heures augmente.

Alors que la circulation (sur le tarif ou le départ des heures) risque de passer plusieurs retours dans le chemin, l’électricité des vacanciers augmente.

Alors que le chemin (sur l’électricité ou les vacanciers du tarif) risque de passer plusieurs départs dans le retour, la circulation des heures augmente.

Alors que le départ (sur le retour ou les heures de circulation) augmente l’électricité du tarif, les vacanciers risquent de passer plusieurs heures dans le chemin.

Alors que plusieurs vacanciers (sur le tarif ou le retour de la circulation) augmentent l’électricité, les heures risquent de passer le départ du chemin.

Alors que le retour (sur les vacanciers ou le tarif de départ) risquent d’augmenter plusieurs circulations dans les heures, l’électricité passe le chemin.

……


Comme il faut, dit-on, toujours rendre à César, je précise que le titre « A quoi devez-vous vous attendre le 1er aôut? » vient d’une idée originale de « journal » 20 minutes.


Voir l’article suivant : A quoi devrions-nous vraiment nous attendre le 1er août?