Mots et autres

Des mots pour dire.
Certains viennent de la pensée de Spinoza qui a ici fortement influencé, dans la suite de lectures de Frédéric Lordon.
D’autres viennent de la philosophie de la danse.
Ou encore de…


Affection

L’affection s’entend comme la rencontre extérieure, ce « quelque chose qui arrive », l’action d’un mode extérieur sur notre corps et notre pensée qui modifie nécessairement notre puissance d’agir.
L’affection est donc (pour une part) ce qui engage notre rapport au monde, les rencontres qui nous déterminent en fonction des réactions propres liées à nos affects.
L’affection comme sorte de friction nécessaire avec le monde, qui nous engage dans l’action par la « puissance du corps de former activement des associations d’affections » et la « puissance corrélative de l’esprit d’enchaîner des associations de pensées ». (F.Lordon)

 

Conatus

Le conatus est, selon Spinoza, « l’effort par lequel une chose persévère dans son être« . Il est un désir sans objet, c’est-à-dire une énergie qui a besoin d’être affectée pour être orientée. Le conatus trouve un sens par et dans les interpellations extérieures.
Ce concept est au coeur d’une théorie de l’action puisque cette force est le principe de mobilisation des corps. Le conatus est ce qui nous meut. Dès lors un corps en mouvement est un corps désirant, et réciproquement.

 

Désir

Le désir n’est pas ici envisagé comme un manque, il n’est pas ce quelque chose dont l’être se sent mutilé et privé et qu’il cherche, de fait, à obtenir ou récupérer.  Il est une force déterminée.
Le désir est un conatus orienté vers un objet, c’est-à-dire affecté.

 

Pré-mouvement

« Nous nommerons « pré-mouvement » cette attitude envers le poids, la gravité, qui existe déjà avant que nous bougions, dans le seul fait d’être debout, et qui va produire la charge expressive du mouvement que nous allons exécuter. »

« le Geste et sa Perception », Hubert Godard.