fémur

en ré-fleXion

Claude Favre-apparition fémorale

Langues de guingois vous topent. Vous êtes curieux vous imaginez. Un troubadour passionné. Vous êtes curieux vous tapez. Rien de clair ni d’évident n’apparaît. Vous êtes curieux vous trouvez. Les premières rencontres se multiplient. D’un texte à l’autre, d’un mot à l’autre, d’une respiration, une écriture. Vous êtes curieux vous ne savez pas très bien pourquoi. Vous avez envie de trouver encore. Vous sentez quelque chose pousser. Vous êtes curieux vous tirez. La langue à votre tour.

Un fémur entre les yeux. Vous êtes là.

Une situation de lecture vous a propulsé d’images en état de corps jusqu’à un territoire impossible. En saccade. Vous êtes curieux pourquoi comment. Cette apparition fémorale. Une puissance ossifiante en nouvel appui vous déploie sauvagement. L’instinct entre les dents, l’appel de la langue, le corps en alerte.

« chère Claude, votre écriture est de l’ordre du fémur »

La force de l’os

qui traverse le corps, le plus long le plus solide, incliné pour tenir debout, soucieux de la gravité, l’énergie du mouvement, attentif à ce qui se passe en bas.

qui articule les émotions avec les jambes, une façon de se mouvoir, de pleine fébrilité, de déboîtements impromptus, fonction du temps. L’impulsion au point de fracture.

Par son écriture/à sa lecture, elle bouge déclenche ouvre autrement le mouvement une envie un nouveau champ d’écriture.

 

Le fémur à la langue.

Vous êtes curieux.

 

Merci à Claude Favre ou la poésie comme langues de guingois.

 

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